« On dit parfois de moi que je suis orgueilleux » - 2008

Publié le par Françoise

Interview.jpgExtraits de l'interview à Marseille le 13.2.2008:

Q: Avec le recul, quels enseignements tirez-vous de votre match face à Rafael Nadal à l'Open d'Australie ?

GS : J'avais tout pour gagner ce premier set (NDLR : 5-2, 6 balles de premier set pour Simon). Ça m'a rassuré une énième fois sur mon niveau de jeu. Il faut avoir suffisamment de confiance pour battre des joueurs comme lui. Certains ne sont pas surpris de se retrouver dans une telle position face à Nadal, moi je l'ai été. On dit parfois de moi que je suis orgueilleux. Il faut l'être pour jouer au tennis. Pourtant, je n'ai pas une très grande confiance en moi, la preuve. Un mec orgueilleux comme Djokovic sait gagner des matches comme ça, pas moi ce jour-là.

Q: Comment gagner cette confiance qui vous manque ?

GS : Plus on a confiance en ses coups à l'entraînement, plus ça a de chances de passer en match. Plus on a d'occasions comme celles que j'ai eues dans ce match face à Nadal, plus on apprend. La force de certains c'est d'avoir cette confiance. Je peux tous les inquiéter, donc ce n'est pas forcément qu'ils jouent mieux que moi, c'est qu'ils ont cette confiance supplémentaire.

Q: Est-ce que travailler votre volée peut être l'une des clefs pour faire évoluer votre jeu et donc être plus incisif dans les moments importants ?

GS : Naturellement, je me sens mieux du fond du court, donc je ne sentais pas le besoin d'aller au filet. Pourtant, c'est simple : plus on a de coups, plus c'est facile. Du coup, je travaille beaucoup ma volée et mes approches au filet avec mon entraîneur, Thierry Tulasne.

Q: Lors de l'édition 2007 de l'Open 13, vous annonciez votre volonté de rentrer dans le Top 20. Vous êtes 30e aujourd'hui, qu'est-ce qui vous manque pour atteindre cet objectif ?

GS : Je le redis, je peux aller plus haut. J'arrive à tenir des joueurs du Top 10 ou 20, maintenant il faut les battre. Je dois juste être plus régulier pour me rapprocher du Top 15.

Q: Vous avez été appelé pour la première fois en Coupe Davis ce week-end face à la Roumanie. Comment ça s'est passé ?

GS : Ça s'est très très bien passé dans l'ensemble. Pour Jo, c'était aussi une première et on se connaît déjà très bien tous les deux. C'est plus le staff qui avait peur de rencontrer deux nouveaux joueurs (rires). Le groupe France est vraiment une grande famille.

Q: Vous nous parlez de Jo-Wilfried Tsonga. Que pensez-vous de sa réussite ?

GS : Je le connais depuis le pôle France de Poitiers, on avait quatorze ans. Il a été stoppé par les blessures mais il a beaucoup travaillé et a bien progressé pour arriver au top. On s'inspire toujours des résultats des autres : ce qu'il a fait en Australie me donne des raisons d'y croire. D'ailleurs, peut-être que lui s'est inspiré de ma mauvaise expérience face à Nadal pour conclure quand il a mené 5-2 en demi-finales de l'Open d'Australie (NDLR : victoire de Tsonga 6-2, 6-3, 6-2)! En tout cas, sa finale va motiver beaucoup de joueurs, notamment de la même génération. En tout cas, ce qu'il a fait, je peux le faire !

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