« J’adorais voir jouer Martina Hingis » - mai 2009

Publié le par Françoise


Après un harcèlement en règle de l’ATP, on est parvenus à obtenir quelques minutes avec Gilles Simon, après son 2ème tour victorieux contre Fognini. Il s’est montré bien sensible aux joies du tennis féminin que la plupart de ses compères. Mais il a fallu faire vite !

TenFem : Bon Gilles, on va parler de tennis féminin maintenant, hein ?
Gilles Simon : Ah oui, la fameuse interview sur le tennis féminin !

TF : Et oui ! On a pas beaucoup de temps, donc est-ce que tu peux nous dire si tu aimes bien le tennis féminin.
GS : Ca m’arrive d’en regarder, ou pas, mais ça dépend de la qualité des matchs en fait. Pourquoi ?

TF : On a demandé à quelques uns de tes compères d’en parler cette semaine, et ils ont tous dit qu’ils n’aimaient pas parce que ça ne va pas assez vite, en faisant juste référence à ce critère là.
GS : Je pense qu’on est plus ou moins sensible à des types de jeu, et le fait est que c’est vrai, en général, les gens aiment le spectaculaire, avec des grosses frappes à la Verdasco ou Tsonga.

TF : Mais pourtant, y’a du spectacle quand Schiavone réussit un coup entre les jambes, ou lorsque Serena Williams met un pain coup droit !
GS : Oui, comme tu le dis, le côté physiologique qui est plus important que le reste, on ne peut rien y faire : les femmes frappent moins fort et c’est normal ! Mais en ce qui me concerne, même si j’aime bien les coups surpuisssants, j’aime beaucoup aussi les jeux en touché, comme celui de Stepanek. Chez les filles, j’adorais voir Martina Hingis, pour son intelligence de jeu, et c’était très spectaculaire.

TF : Mais tu es d’accord pour dire que ce critère de puissance est représenté de manière trop excessive dans le tennis, au détriment des femmes ?
GS : Bah une chose est sûre, c’est que d’un autre côté, il y a un paramètre qui est super important chez les filles, c’est la manière de gérer leurs émotions : le niveau de jeu peut passer d’un extrême à l’autre en une minute. Et moi j’aime bien ça, parce que ça donne des renversements de situation, et c’est toujours intéressant à regarder. Quand une joueuse commence à avoir peur, ça prend vraiment des proportions énormes.

TF : C’est juste, mais les hommes peuvent perdre leurs moyens non ? Ce n’est pas une question de visibilité plutôt ?
GS : Oh non, je pense qu’elles sont vraiment plus émotives, et il n’y a rien de mal à cela. Mais il faut prendre ça comme quelque chose de positif pour le spectacle.

Source: Tenfem

Publié dans Interviews

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